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jg81
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MessageSujet: Fanfics de jg81   Lun 14 Sep 2009 - 16:31

Voilou, j'adore les concours de fanfic Twilight.

Alors je vous poste quelques textes.

J'espère qu'elles vont vous plaire.

Dites moi ce que vous en pensez, comment m'améliorez.
Merci
Bizz







White Rose
août 2009
par jg81
pour le concours Diary of Twilighters





La rose naît du mal qu'a le rosier.
Mais elle est la rose.

(Le roman inachevé, Louis Aragon)





Carlisle et Renesmée sont au salon. Nessie a maintenant six ans. Elle a l’apparence et la grâce d’une nymphette préadolescente. Elle a la science d’un adulte, l’esprit d’un érudit. Mais elle a aussi, encore, la curiosité et l’émerveillement de la petite enfance. Ces deux-là s’adorent. Le grand-père s’abîme chaque jours dans la contemplation de cet enfant qui est pour lui un renouveau (enfin !). Son monde figé s’est enrichi, elle lui permet de mieux le comprendre, elle lui permet de s’interroger à nouveau. La gamine, quant à elle, ne se lasse jamais des narrations du jeune homme de quatre cents ans.

- Raconte-moi une histoire, Grand-père, raconte-moi encore les Volturi !
- Je t’ai raconté mille fois ce qu’il y a à savoir. Ils ne méritent pas tout l’intérêt que tu leur portes.
- Bien sûr que si, et tu le sais, Grand-père, ils sont atroces mais fascinants... Soit alors… raconte-moi autre chose… une histoire d’amour ! N’as-tu jamais été amoureux avant Grand-mère ?

Carlisle sourit, il se retourne vers son âme sœur, avise la bienveillance dans ses yeux. Esmée, comme à son habitude, sourit aussi. Il rassemble alors ses souvenirs anciens et se retourne pour contenter l’être en face de lui. Cet être « vivant », mais qu’il considère, malgré cela, comme la chaire de sa chaire. Sa petite Nessie.

- Tu sais que j’adore ta Grand-mère Esmée plus que tout. Tu sais que je chéris chaque parcelle de son corps et de son esprit, que je chéris l’âme que je lui sais. Toutefois, il est arrivé, une fois, avant que je la rencontre, qu’une autre femme m’inspire l’amour…
- Emmène-moi.

« Comme je te l’ai souvent raconté, mon ange, je suis né d’abord humain et ensuite vampire dans le Londres du XVIIème siècle. J’ai après cela étudié la médecine et voyagé à travers l’Europe ; c’est une fois arrivé en Italie que j’ai croisé la route des Volturi. Ce que je ne t’ai jamais dit c’est que Aro, Caius et Marcus sont devenus mes compagnons vingt ans seulement après que j’eusse posé le pied en terre italienne pour la première fois. Je n’ai vécu avec eux qu’après avoir perdu ce premier amour que tu me demandes de te raconter.

« Ces vingt années, je les ai passées dans la région des Dolomites, au nord de l’Italie. Dans un petit village du nom d’Eron, régnait un roi bon et attentif à son peuple. Ses qualités de cœur n’étaient malheureusement pas assorties de félicité. Il avait perdu son épouse très jeune, à tel point qu’elle ne lui laissa pas d’héritier. Il l’avait tant aimée que jamais il ne put se résoudre à la remplacer.

« A cette époque, un autre malheur le tourmentait. L’Italie était alors ravagée par un fléau narré dans les livres d’histoires mais oublié des livres d’Histoire. Comme bien souvent, les mythes et légendes recèlent plus de vérités que les cahiers d’écoliers. Les humains étaient terrorisés et, bien souvent, décimés par des êtres aussi monstrueux que magnifiques, aussi gigantesques que puissants. Ces monstres étaient ce que nous appelons aujourd’hui « dragons », les ailes et le feu en moins. Imagine-toi un dinosaure ou un Godzilla à la peau miroitante, ravageant tout sur son passage, dépourvu d’intelligence mais pas de cruauté.

« Je rencontrai le bon roi d’Eron au crépuscule de sa vie. Il était très vieux, bien sûr, mais surtout atterré par le malheur de ses villageois. Un de ces monstres avait élu domicile près du village dont les habitants étaient privés parfois de maison, souvent de récoltes. Ils ne parvenaient pas à élever sereinement leurs enfants. Le bon roi entendit parler de moi ; aussi curieux et ouvert intellectuellement qu’altruiste, il me fit venir auprès de lui. Rapidement, une amitié sincère s’installa entre nous. Erudit et perspicace, il comprit ma nature et la particularité de ma condition… ainsi que l’aide que je pourrais lui apporter.

« Tu devines la suite de l’histoire : je débarrassai la petite ville de son monstre et ainsi le roi de sa culpabilité. Il put partir en paix. Son testament faisait de moi son fils et son héritier. A ce point de l’histoire, ma chérie, je suis donc roi ! »

- C’est bien joli tout ça : tu es roi, tu tues des dragons… mais je reste sur ma faim, tu m’as promis une histoire d’amour !
- Ne sois pas si pressée, Nessie ! Laisse à l’histoire le temps de fleurir. Si tu veux que je tombe amoureux d’une princesse, il faut d’abord que je sois roi !
- Je t’écoute !...
- Je suis resté sept ans à Eron, à essayer d’être à mon tour un bon roi : à veiller sur les hommes et les femmes de mon petit village d’Italie, à les comprendre, à les soigner. Sept ans au terme desquels je suis tombé amoureux.
- Ah ! Enfin !
- Ma princesse était une beauté de conte de fées. Bien avant de tomber amoureux de son visage, je me suis épris de son histoire. Un paysan de mes amis m’ayant conté son histoire, je suis parti à la recherche de l’héroïne, voire si je pouvais, une nouvelle fois, voler au secours de quelqu’un.
- Hum.
- Que sais-tu de Blanche-Neige, Nessie ?
- De Blanche-Neige, Grand-père ? Quel rapport ?... Bien… Alors qu’est-ce que j’en sais ?… Maman m’a appris le mythe, elle m’a lu la version des frères Grimm et je sais ce que Disney en a fait.
- As-tu eu l’occasion de prendre connaissance des écrits en la matière du professeur Giuliano Palmieri ?
- Oui… il a décomposé la légende en divers mythes : la jeune vierge qui régénère les filons de minerais… la sorcière empoisonneuse… les mines de fer du mont Pore… mais oui ! Il dit que la légende est plus certainement Vénitienne… qu’elle serait donc italienne et non allemande… ce qui ferait de Blanche-Neige, une princesse non allemande mais italienne puisqu’elle aurait épousé un prince de … ... ! Grand-père ! s’exclama Renesmée, l’air aussi fâchée qu’émerveillée. Grand-père serais-tu le Prince charmant ?!!!
- C’est une façon de résumer les choses, mon ange ! Veux-tu que je te raconte la véritable histoire ?
- Oui, dit-elle en un souffle, captivée.
- Ce que je voulais te demander tout à l’heure, c’est que sais-tu de Blanche-Neige… que sais-tu d’elle, de son apparence par exemple ?
- Sa mère l’a désirée avec des cheveux d’ébène, les lèvres rouge sang, la peau aussi blanche que la neige… Grand-père ! s’exclama la petite à nouveau du ton irrité de celui qui comprend qu’il vient de se faire avoir. Grand-père ! … Blanche-Neige était un vampire ?
- De nouveau, tu résumes rapidement les choses et, en l’occurrence, c’est vraiment dommage pour cette histoire belle et complexe. Blanche-Neige était bien, comme le dit le conte, aussi pâle que la neige, mais elle ne l’était pas à sa naissance. Elle n’est pas née vampire. Ce n’est qu’après sa renaissance qu’elle fut nommée ainsi. Mais si je commençais par le début ?

Pas un souffle n’émana des lèvres de Nessie.

« Rose, c’est ainsi que fut nommée la jolie jeune fille de mon histoire. Mais commençons par le début. Malgré ses efforts, sa mère, la reine, fut longtemps, bien trop longtemps, sans enfant. Ce n’est que tard dans sa vie de femme qu’elle porta Rose en son ventre. La tristesse du manque et l’attente l’avait tant affaiblie, qu’elle ne survécut que quelques heures après la délivrance. Mais, ces quelques heures, elle les passa les yeux dans les yeux avec ce petit être, qu’à force de persévérance, elle était parvenue à créer.

« Le père de Rose, bien qu’heureux de cette naissance, ne fut pas si désespéré qu’on n’eut pu le croire de la perte de sa femme. Il était, depuis plusieurs mois déjà, fou amoureux d’une jeune beauté qui paraissait parfois à sa cour. Cette jeune fille, Ella, était effectivement d’une splendeur éblouissante, surnaturelle. Et pour cause, Ella était une vampire. Une vampire de la pire espèce : mangeuse d’humains, cruelle et retorse. Elle aimait le pouvoir et le faste. Elle se fit donc rapidement épouser par le veuf.

« Ella, ne fut, dans un premier temps, qu’irritée par cette enfant qui la gênait dans son sillage. Cette enfant qui désirait d’elle une affection à laquelle elle ne comprenait rien. Mais le malheur de Rose grandit avec son âge et sa beauté. Rose était humaine, bien sûr, mais elle était aussi fraîche et jolie, les joues roses, le regard turquoise, le rire et le sourire pétillants, communicatifs. Elle était si douce, si bienveillante et si innocente que le récit de ses grâces voyageait au loin. Un jour arriva où sa beauté fut comparée à celle bien plus parfaite mais aussi bien plus froide de sa belle-mère.

« Ce jour rendit Ella folle de rage. Folle de rage que sa beauté incomparable soit comparée, folle de rage qu’elle doive rivaliser avec une humaine. Ella, peu patiente et surtout peu imaginative, décida alors d’isoler au plus tôt la jeune princesse et de la mordre, de se délecter de son sang et d’ainsi la tuer. Mais, Dieu merci, tous les vampires ne sont pas comme Ella… certains sont plus vicieux encore. Alors qu’elle avait déjà mordu Rose, Ella fut interrompue dans son geste par un vampire du nom de Gédéon. Il attrapa Rose avant qu’elle ne fût vidée de son sang, immobilisa Ella et emmena le vampire nouveau-né agonisant de souffrance sur son épaule.

« Gédéon détestait Ella, malgré cela, il n’a pas agi par bonté d’âme. Il voulait faire survivre cet être détesté par son ennemie. Il emmena Rose à l’écart dans une chaumière. Dans la foret. Il s’occupa d’elle durant ses jours de souffrance, lui fit connaître sa nouvelle nature, lui apprit les règles, lui expliqua comment se nourrir et se défendre. Mais le caractère de Rose était bien trop différent de celui de Gédéon. Elle était restée bonne et altruiste, elle ne supportait pas sa condition et se détestait chaque fois qu’elle tuait un humain. Au bout de plusieurs années, elle découvrit qu’elle pouvait survivre sans sang humain et qu’il était moins horrible de tuer un animal qu’une personne. D’ailleurs, elle n’aspirait qu’à une chose : pouvoir vivre à nouveau parmi les humains : vivre avec et comme eux. Sa nature la poussait à cela.

« Arriva un moment où elle se sentit capable de vivre cette vie qu’elle désirait. Elle alla à la rencontre de paysans et fut recueillie dans un petit village dont les habitants virent en elle un ange qui leur assurerait la sérénité. Elle parvint rapidement à se satisfaire du sang animal et finit même par tomber amoureuse d’un jeune homme qui lui conta fleurette mieux que les autres. A force de l’aimer, elle en vint a être attirée plus que de raison par l’odeur de son sang. Un jour, à cause d’une intimité devenue trop irréfléchie, elle s’égara et la catastrophe se produisit : elle tua son bien-aimé.

« En une seconde elle sut qu’elle était anéantie et que sa vie parmi ses hôtes serait à tout jamais impossible. Elle s’enfuit et se persuada alors qu’il lui serait toujours impossible de ne pas être une meurtrière. Elle ne voulait pas vivre en étant cela. Elle savait qu’elle ne parviendrait pas à se tuer et décida donc de se laisser dépérir. Elle fit construire par un artisan un cercueil de verre inviolable, le plaça sur la tombe de son bien-aimé, s’y enferma et se laissa agonir, consumée par sa soif. C’est alors que belle et pâle, elle fut surnommée par tous Blanche-Neige.

« Elle était là depuis plus de cent ans quand son histoire me fut contée. J’ai tout de suite compris, à travers ce que sa légende disait d’elle, ce qu’elle était et le mal qui la rongeait. Je savais qu’elle ne pouvait être morte et figée dans sa beauté comme on me l’avait raconté. Je me suis alors mis en route pour la retrouver. Je voulais lui prouver qu’il était possible, à force de travail et d’abnégation, de vivre comme elle le désirait, de vivre comme je vivais depuis ma renaissance. Il existait, il fallait qu’elle le sache, au moins un autre vampire, qui ne voulait pas être un assassin et qui parvenait à vivre parmi les humains.

« Lorsque je la retrouvai, je m’assit près de sa tombe et passai des jours à lui parler de ma vie, de ce à quoi je parvenais. Elle finit par ouvrir les yeux et par me répondre. Elle me dit toute l’admiration qu’elle avait pour moi et pour ce que j’avais accompli. Mais elle me dit aussi que je perdais mon temps avec elle, que, vu ce qu’elle avait fait, elle n’était pas digne du temps que je lui consacrais. Pour lui prouver que j’estimais qu’elle avait tort, je soulevai le couvercle du tombeau auquel elle s’était elle-même condamnée, je la redressai et l’embrassai. Nous restâmes ainsi, souffle contre souffle, trois jours durant.

« Ce n’est que lorsque j’écartai mes lèvres des siennes que je réalisai qu’elle était belle, que je vis la bonté sur son visage et que je compris que je l’attendais depuis toujours. Ce baiser puis ce regard avaient scellé notre amour et notre destinée. Je l’épousai quatre jours plus tard en mon royaume, faisant ainsi d’elle ma reine. Avec beaucoup de patience et d’attentions, je parvins à lui rendre confiance en elle. Je devins la force qui lui manquait, ce qui lui permit rapidement d’être mon égale : les humains risquaient aussi peu en sa présence qu’en la mienne. Nous passâmes ainsi de longues années heureuses et sereines. Notre sacerdoce nous liant plus que tout. Nous étions beaux et aimés de tous.

« Nous veillâmes du mieux que nous pouvions sur les âmes du royaume et nous prîmes bientôt l’habitude d’accueillir au château et d’y élever les jeunes orphelins de la région. Cela comblait Rose. Elle était pour eux une seconde Maman ; moi, je m’essayais au travail de professeur. Nous nous construisions une famille diversifiée, toujours mouvante et enrichie. Et je pouvais ainsi offrir à ma bien-aimée les liens et les rapports familiaux qu’elle n’avait jamais eus. »

- Je ne comprends pas Grand-père, où est-elle alors ? Comment avez-vous pu vous séparer ? Comment cette histoire a-t-elle pu mal se finir ?…
- Je t’ai déjà raconté, n’est-ce pas, l’histoire de la mère de tes cousines de Denali ?
- Oh !
- Une petite fille que nous avions recueillie, Christie, allait mourir du même mal qui avait emporté ses parents… Rose ne put supporter l’idée de la mort d’un petit être qui n’avait pas encore eu l’occasion de vivre. Je te laisse imaginer la suite… Elle fit ce que lui ordonna son cœur et fut condamnée à mourir pour cela. Je me retrouvai sans ma reine, et ne pus que quitter ce royaume où j’avais passé tant d’années heureux. J’étais dans l’incapacité de verser la moindre larme, le cœur déchiré. Je rencontrai alors les Volturi. Et ce n’est que bien des années après les avoir quittés et après avoir traversé l’Atlantique que je compris que c’était eux qui avaient mis fin à l’existence de Rose.
- C’est une belle histoire mais elle est si triste, Grand-père !
- Je sais, mon ange, c’est le propre des bonnes histoires, d’être belles et tristes.
- Pas de nains alors ?
- Non.
- Ni pomme, ni poison ?
- Non… du venin seulement… les humains remplissent les blancs à leur manière.
- Pauvre Rose, pauvre Blanche-Neige.
- Pauvre Carlisle, intervint Esmée qui n’avait rien perdu de la conversation et regardait son mari.
Elle se rapprocha de lui et l’enlaça pour le réconforter.
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Nella Esmée
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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Lun 14 Sep 2009 - 19:10

Tu as gagné en plus!!!
Félicitation!

C'est super bien écrit!
Bravo!
Un régal pour les yeux!

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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Lun 14 Sep 2009 - 19:16

C'est très agréable à lire...
J'aime beaucoup!
Tu en as d'autres?

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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Lun 14 Sep 2009 - 19:30

Olala... Mais c'est ... c'est ...
MAGNIFIQUE !!!!!!!!!
Superbement bien écrit!
Tes phrases sont recherchées mais tu restes simple, c'est impressionnant !
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Rosy
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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Lun 14 Sep 2009 - 20:55

Oui, c'est vraiment super bien écrit!!!
J'aime ennormément!!!
J'en veut d'autre!!!
Je suis fan!!! tongue
( Et surtout, y'a aucune fautes ici!!! Razz Ptdr!!!)

_________________

♥️ Emmett ♥️

If we had happy endings, we'd all be under gravestones now...



La vie ce n'est pas d'attendre que les orages passent... C'est d'apprendre comment danser sous la pluie.
L'erreur est humaine, sinon il n'y aurait pas de gomme au bout des crayons...
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jg81
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MessageSujet: Red Thunder   Lun 14 Sep 2009 - 22:25

Merci beaucoup!!!
Vous êtes trop gentils... Contente que ça vous plaise

Ben si ça vous fait plaisir, j'en ai d'autres, je vous les mets alors.







Red Thunder
août 2009
par jg81
pour le concours Diary of Twilighter





Des hommes courent et se perdent
D’autres s’évadent et ne s’élèvent pas
D’autres dansent toute une vie sur la corde raide
Et ils ignorent le bonheur qu’ils trouveraient en tombant

(Max Jacob, Sept peintres)




On commence généralement ainsi, je sais, mais je ne vais pas vous dire mon nom. Ca serait trop simple, ça gâcherait le plaisir.

Que puis-je vous dire alors ?

Je pense que je suis le type parfait de la personne heureuse. Non seulement je suis heureuse, mais, je sais que je le suis ; je le pense et je le dis. En outre, je suis entourée de gens heureux, je tache de l’être en toutes circonstances. Je suis belle, saine, intelligente, je côtoie des gens beaux, sains, intelligents. Riche ? Pour ainsi dire.

Seattle est ma ville, j’y suis née il y a seize ans, j’y ai vécu toute ma vie, j’y vis. Mon père dirige les services de police de la ville, les autres enquêtent, poursuivent, arrêtent, jugent, condamnent, préviennent, informent. Lui sourit, serre des mains, se cultive : il veille à son image. Comme moi, ma mère participe à cette image : femme au foyer parfaite, elle veille sur sa superbe maison et sur son adorable fille unique, tout en prenant le temps d’être une artiste. Elle peint. Quoi ? Des baisers ! Encore et toujours, des jeunes gens beaux, souriants, la dent blanche, le cheveu brillant, s’embrassant, se léchant, se mordillant, les yeux clos, les mains dans les cheveux de l’autre. Ma meilleure amie ? Susan, déléguée des élèves, première au tableau d’honneur, jeune espoir littéraire de la ville, ange blond et élancé aux yeux bleus, descendu du ciel pour nous pacifier. Un petit ami ? Cela va de soi ! Brad est capitaine de l’équipe de basket du lycée, compose des morceaux pour le nouveau groupe de rock à la mode, physiquement la totale : biceps, pectos et tablettes, brun ténébreux à la bouche sensuelle. Il va sans dire que son meilleur ami, Josh, est capitaine de l’équipe de foot, il va sans dire qu’il est sublime, il va sans dire qu’il est follement amoureux de Susan, il va sans dire que le lycée entier est jaloux des « quatre fantastiques », il va sans dire que tout le monde nous adore malgré tout, nous sommes si merveilleux.

Quant à moi. Je suis, je m’en excuse, plus petite que Susan mais mes courbes parfaites rattrapent ce petit inconvénient. Je ne suis pas blonde, certes. Certains diront que je suis brune, ne me réduisez pas à cela ! L’important est dans le reflet ! Un reflet roux, un reflet flamboyant. Le genre de reflet qui fait toute la différence. Ce reflet, combiné à mes grands yeux verts, ne me rend rien moins qu’irrésistible. Je ne suis pas première de classe… mais deuxième, je ne suis pas déléguée mais capitaine des cheerleaders. Je suis également une danseuse douée, que chacun voit déjà intégrer, dès la fin de cette année, un des plus grands ballets contemporains de l’état. Je suis aimée des miens, adorée par tous ; j’aime en retour passionnément. Quelle chose étrange peut bien venir gâcher toute cette perfection ?

L’ennui. L’ennui s’insinue dans ces mondes idéaux, peints en couleurs pastel, doux comme le miel et lisses comme la soie. L’ennui m’a poussé à faire deux bêtises, deux accros dans cette trame parfaite. La première bêtise va me pousser à mentir pour la première fois à mes parents, autrement que par omission. La seconde bêtise va faire que je vais mourir dans exactement trente sept jours.

J-37 : Aujourd’hui, cela fait vingt et un jours que j’ai commis la bêtise N°1 et le stick a viré au rose. A force d’ennui, de beauté et d’irrésistibilité…

J-36 : Je le dis à Susan.

J-35 : Je le dis à Brad.

J-34 : Susan le dit à Josh, qui « connaît » une clinique.

J-33 : Je prends un rendez-vous.

J-32 : Je mens à Maman.

J-31 : Maman parfaite voit tout et sait tout, mais mens à papa.

J-30 : Jour du rendez-vous, problème réglé.

J-29 : Je pleure.

J-28 : Brad me console, je suis la femme de sa vie. Nous en aurons plein d’autres en temps voulu.

J-27 : Je ris à nouveaux. Retrouve mes amis, suis heureuse, m’éclate, tout est oublié.

J-26 : Retour de l’ennui.

J-25 : Je suis différente. Je comprends mieux le monde. Je ne retiens que l’adrénaline causée par la bêtise N° 1. Je suis accro, je veux la retrouver. Impunité. Lâcheté maternelle. Facilité.

J-24 : Je réfléchis à un autre moyen de faire revenir l’adrénaline.

J-23 : N’étant pas très imaginative, je demande à mes amis de m’aider. Ensemble nous trouverons bien une bêtise digne de nous.

J-22 : Les deux créatifs de la bande, Susan et Brad, nous ont concocté un scénario excitant. Nous allons mener l’enquête. Découvrir qui est le serial killer qui œuvre depuis plusieurs semaines à Seattle et le confondre.

J-21 : Mon rôle consiste à infiltrer l’ordinateur de mon père et à récupérer toutes les informations sur l’enquête. Je le fais dès aujourd’hui. Un jeu d’enfant. La bêtise N°2 est en branle.

J-20 : Nous recoupons les informations, nous concentrons surtout sur les localisations des agressions, nous tâchons de deviner quels pourraient être les prochains lieux, les visitons un par un.

J-19 : Brad et moi allons ce soir au cinéma d’un quartier que nous ne fréquentons habituellement pas, où a été enlevée une victime il y a deux semaines. Susan et Josh, font de même à un autre endroit de la ville, dans une station service. Susan se rend aux toilettes et se fait braquer, on lui vole son portefeuille.

J-18 : Susan est traumatisée, en larmes. Nous nous disputons car elle veut arrêter, je la traite de « lâche ». Josh prend son parti, ils nous abandonnent.

J-17: Brad et moi visitons deux autres endroits aujourd’hui. Dans un motel, il tente d’avoir à nouveau des relations sexuelles avec moi. Je refuse, il s’énerve. Il ne voit plus l’intérêt de notre histoire sans cela. Il trouve que j’ai changé, que je deviens « folle », que je m’accroche trop à cette enquête « aussi dangereuse que débile ». Il renonce au plan qui est issu de son propre esprit.

J-16 : Je me retrouve sans amis ni amour, en trouver d’autres ne me tente pas, je sais que l’ennui reviendrait tôt au tard.

J-15 : Je décide de reprendre l’enquête seule. Je consulte à nouveau les fichiers de mon père. Modifie mes lieux de prospection en fonction des nouveaux développements.

J-14 : Je me retrouve ce soir dans un lieu si « glauque » qu’un « slasher » n’en voudrait pas. Mais là je retrouve l’adrénaline. M’en sustente. En veux plus.

J-13 : Sortie obligatoire en famille aujourd’hui. Je ne peux m’y soustraire. Engoncée dans une robe parfaite un sourire feint aux lèvres je m’enfonce dans l’ennui, il m’avale, je dépéris. Mes trois anciens amis sont là, ils me regardent, inquiétude de circonstance sur le visage.

J-12 : Susan a « fait part de son inquiétude » à sa mère, qui a prévenu la mienne qui en a informé le « chef de la police ». Je suis consignée. Enfermée dans ma chambre, mais je sais comment ne pas l’être dans l’ennui. Je prépare un plan, retourne chaque info, chaque indice, chaque réflexion dans ma tête. Je visualise tout, prépare tout. Je m’y vois. C’est comme si j’y étais.

J-11 : Imaginer ne suffit plus, j’entends l’ennui ramper vers moi. Je sais que si il parvient encore une fois jusqu’à moi, j’en perdrai réellement la raison.

J-10 : Très tôt le matin, j’essaye de « faire le mur », peine perdue, une voiture de patrouille est stationnée à l’arrière de la maison. Je passe la journée à monter un autre plan. La nuit tombée, je descends à la cuisine, puis à la cave, je sors par la lucarne à l’avant de la maison. Je suis libre. J’erre. Je suis à la recherche des ruelles les plus sombres. J’en repère une pleine de promesses. Je m’y engage. J’entends deux personnes parler. Malgré l’heure, elles ne chuchotent pas. Elles ne se disputent pas non plus, cela ressemble plus à un badinage amoureux. Je sais quelque chose de la beauté, mais ces deux là sont plus que parfaits, ces deux là sont animaux, félins et chatoyants. Lui est blond, jeune, pâle, ses yeux rouges sont des aimants. Elle est rousse, je n’avais jamais croisé une rousse aux cheveux plus vifs, parfaits, agressifs que les miens. Bien qu’elle ait l’air d’une sauvageonne, je sais que je ne gagnerais pas un concours de beauté face à elle.
- « Riley », dit-elle, « regarde n’est-ce pas justement cette jeune fille que nous attendions ».
- « Si tu le dis », répondit-il.
Ils se jetèrent alors sur moi, en un instant, mes cheveux étaient relevés, ma tête inclinée et on se penchait sur mon coup comme pour l’embrasser. La douleur fut fulgurante, j’eus seulement encore suffisamment de raison pour entendre : « Une dernière fois, pour toi, Victoria ».

J-9 : Je suis consumée par la douleur.

J-8 : Douleur encore, je comprends grâce à ce que j’entends autour de moi ce qui m’arrive.

J-7 : Douleur toujours, mais je n’ai pas peur, je suis de nouveau heureuse, je sais que l’ennui ne pourra plus jamais m’atteindre.

J-6 : J’apprends à me battre.

J-5 : J’apprends à haïr.

J-4 : J’apprends à haïr quelqu’un que je ne connais pas.

J-3 : J’ai de nouveaux amis, je vais me battre auprès d’eux.

J-2 : Je n’ai plus peur de l’ennui.

J-1 : J’ai oublié l’existence même de l’ennui. Demain, nous allons près d’une petite ville appelée Forks.

Jour J : Jour de joie nous allons nous battre, accomplir une mission et ainsi remercier notre créateur.

Je m’appelle Bree.
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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Lun 14 Sep 2009 - 22:31

Ma toute première...





Shooting Star

par jg81
one-shot pour concours « The meadow »
mars 2009






« Et toutes les routes que nous devons prendre sont tortueuses
Et toutes les lumières qui nous guident sont aveuglantes
Il y a tant de choses que je voudrais te dire
Et je ne sais pas comment
Peut-être seras-tu
Celui qui me sauvera ?
» (Oasis, Wonderwall)





Prologue

Je n’avais aucune expérience en la matière, mais je savais ce qui allait arriver. Je voyais ses lèvres attirées par les miennes, je sentais mes lèvres attirées par les siennes. En cet instant, il me regardait différemment, il respirait différemment. Il prit entre ses doigts une mèche de mes cheveux égarée sur ma joue, puis la passa derrière mon oreille. Cela provoqua en moi des sensations aussi inédites que puissantes,… indescriptibles. De l’envie,… du besoin,…un élan, de la peur, de l’impatience. Il approcha ensuite son visage du mien, nos lèvres se rencontrèrent quelques instants, puis il s’écarta un peu et mordilla, gentiment, la pulpe de ma lèvre inférieure. Il passa délicatement sa langue sur elle puis sur la supérieure, titilla la commissure de ma bouche. Alors il en revint au baiser proprement dit. Mon instinct m’indiquait quoi faire sans que je n’aie à y penser. Son étreinte, soudain, se fit plus pressante, petit à petit, il entrouvrait la bouche. Je l’imitais en tout. Il m’embrassait, encore et encore. Il avait entreprit, avec ses doigts, de lisser une autre mèche de mes cheveux, suffisamment lisse il la remit en place. Il en reprit alors une autre. Vu l’abondance de ma crinière, il en avait pour des heures ! Oh ! Oui ! Mon Dieu ! Faites qu’il continue ainsi pendant des heures ! Faites que cela ne cesse jamais ! Il aimait mes cheveux, tout le monde aimait mes cheveux : ni blonds, ni bruns, longs, souples, ondulés. Ils sont magnifiques, comme chaque partie de moi d’ailleurs, honnêtement ! Ce n’est pas de la prétention mais je suis plus que jolie, je crois que si l’on parle de beauté parfaite, on parle de moi. Je ne connais pas de fille plus craquante que je le suis, tout le monde le voit, tout le monde le dit… même ma tante, Rosalie, qui détenait le titre jusqu’à ma naissance. Je n’ai aucun mérite pour ma beauté : mon père est un vampire, il est beau par essence. Beau, très beau, sans compter qu’il est doté d’un pouvoir de séduction apparemment ahurissant. Maman était humaine à ma conception et à ma naissance, mais il semble qu’elle n’était pas en reste pour ce qui est du charme. Ils forment un couple magnifique, comment aurais-je pu être autre chose que magnifique ? Je suis donc mi-vampire, mi-humaine. Et, à cet instant, alors que ce garçon m’embrasse, je remercie le ciel de cette part humaine. Comme il peut être bon d’être humaine, qu’il est bon d’être l’objet de son désir, qu’il est bon de le sentir. Comme il est bon, qu’en cette minute, il soit pour moi la chose la plus importante au monde. Son baiser était, maintenant, plus que franc. Toujours aussi doux, tout en étant passionné et profond. Nos langues, tout à fait impudiques maintenant, n’avaient de cesse que de se caresser. Nos bouches, nos lèvres, nos respirations, nos cœurs, nos aspirations n’étaient plus qu’un. Que ce moment ne s’arrête jamais ! Que ce garçon m’embrasse jusqu’à la fin des temps. Evidemment, parce que lui n’est qu’humain, cela n’est pas possible.



I.

Je m’appelle Renesmée, je sais, c’est très particulier, unique, comme je le suis. Tout le monde m’appelle Nessie. J’ai sept ans, du moins, je suis née il y a sept ans. J’ai une croissance assez particulière, j’ai l’apparence et la maturité d’une élève de terminale, comme Maman ou Papa. Tout cela pose quelques difficultés quant à ma scolarité. Maman, ma grand-mère Esmée et mes tantes ont assuré mon éducation jusqu’à il y a quatorze mois. L’an passé, j’ai passé un semestre à Denali, chez mes « cousines » dont je raffole. J’y étais inscrite dans un collège. Pour la première fois, je passais autant de temps parmi des humains que parmi des vampires. Le souci est qu’entourée d’humains, je ne peux pas rester longtemps au même endroit, ma croissance étant trop disproportionnée. Mais cette expérience scolaire m’a été tellement amusante… Je n’apprends évidemment pas grand-chose en cours, mon instruction est achevée depuis longtemps. Ce qui reste en chantier, par contre, c’est mon éducation sociale, je n’avais avant cela vécu qu’avec ma famille. Je n’aime rien tant que ma famille mais je suis aussi humaine et cette partie de moi me plaît énormément.

Pour cela, j’ai supplié mes parents de me laisser passer une partie de cette année scolaire chez mon autre grand-mère, Renée. La maman de Maman, l’humaine maman de Maman ! Elle ne connaît pas notre lien de parenté, pour elle, je suis la nièce de Papa, Edward Cullen, son beau-fils. Toutefois, elle est instinctive et sent que ce n’est pas l’exacte vérité, elle sait que je suis particulière ; de la même manière, les changements chez Maman ne lui ont pas échappé. Renée est si bohème, si rêveuse et si peu rationnelle que tout cela ne semble la déranger en rien. Ni la troubler d’ailleurs ! Grâce à cela, je suis actuellement dans un avion qui me conduit en Californie ; Renée m’y a inscrite dans une classe de terminale.

Renée m’adore, ou, plus exactement, elle adore m’avoir près d’elle. Elle ne sait pas pourquoi. Moi si. Elle fait des cauchemars, terribles, obsédants : elle supporte mal, je pense, le temps passé loin de Maman. J’ai compris cela l’hiver dernier, mes parents et moi passions les fêtes de Noël avec Renée et Phil. Papa et Maman ne dorment pas, du couché au levé du soleil, ils se baladaient sur la plage ; moi, chaque nuit, j’entendais Renée. Le troisième soir, je suis entrée dans sa chambre et me suis servie d’une façon nouvelle de mon don particulier : touchant son visage, je lui ai imposé des images. Certaines extraites de la mémoire de Maman, des souvenirs heureux, des crises de fous rires, des glaces partagées, des secrets échangés. D’autres images aussi : Maman à l’heure actuelle, heureuse, les yeux dans les yeux avec Papa, complice avec tante Alice ou avec Jacob. Toute vision que je croyais susceptible de l’apaiser. Ca marche à merveille ! Quelques minutes de ce traitement chaque soir lui permettent des nuits sereines. Elle doit savoir d’instinct que c’est moi qui lui procure ce bien-être. Elle est aux anges chaque fois que je lui rends visite.

Moi aussi je suis heureuse de la voir, de venir passer ces quelques mois avec elle, et avec Phil. Phil aussi a une place dans mon coeur… pour être honnête, la plus grande qualité que je lui trouve c’est son petit frère ! Tommy : vingt ans, étudiant à la faculté de Jacksonville, capitaine de l’équipe de foot, beau, débordant de charme. Evidemment la beauté n’est pas quelque chose qui m’éblouit, elle est plutôt commune dans mon entourage. Mais ce garçon m’attire, c’est inexorable ; il est, il est vrai, quelque chose comme mon fruit défendu… je suis, disons, promise à un autre. Mais, au mois de mai dernier, alors que je passais chez Renée mes vacances de Pâques… Tommy m’a donné mon premier baiser juste avant mon départ. Ce baiser m’obsède et c’est pour cela que j’ai insisté pour passer plus de temps en Californie… Ce baiser était mon secret, personne n’était au courant, hormis mon télépathe de père.

Pour tout le monde, j’étais destinée à Jacob. Oh Jake ! Bien sûr il est parfait pour moi ! Personne ne pourrait m’aimer autant qu’il ne m’aime, personne ne pourrait m’aimer aussi totalement, personne ne pourrait me connaître, me comprendre comme lui… Mais mon cœur adolescent ne peut supporter cette prédestination. Tout le monde m’a promise à Jacob, tout le monde tient pour acquis que je serai sienne. Mais là, tout de suite, mon cœur bat pour Tommy, mon corps le réclame, mes lèvres et mes sens me poussent à lui.




II.

Le commandant de bord venait de réussir un atterrissage sans secousse. Je posais à peine le pied sur le tarmac de la piste quand mon cellulaire sonna. Le timing étant parfait, je n’avais aucun doute sur l’identité de mon interlocuteur.
-Alice ! Je te manque déjà ?
-Tu me manques évidemment, ma puce… mais à vrai dire c’est mon frère qui s’impatiente… il voudrait être certain que tu respires toujours.
-Passe-la moi (entendis-je au loin) Nessie comment vas-tu ? (la voix de mon père me fit fondre immédiatement).
-Aussi bien qu’il y a deux heures, Papa. Et tu peux le dire directement à Maman, Jake, Rosalie et Esmée, cela évitera à ma ligne d’être saturée. Je te laisse, Papa, j’aperçois Renée et Phil.
-Je t’aime, apprends, amuse-toi et reviens nous vite !
-Je t’aime aussi et je vous aime tous (je savais que les personnes concernées avaient l’ouie suffisamment fine pour m’entendre).
Je raccrochai. Renée, Phil, pas de Tommy. Mon enthousiasme retomba immédiatement. Lui avais-je moins manqué qu’il ne m’avait manqué ?
-Renée ! Phil !
-Nessie, comment vas-tu mon ange ? m’accueilli Renée. Tu ne peux pas t’imaginer comme je suis heureuse de t’avoir avec nous un moment.
Si ! Je crois que j’en ai une idée…
-Bonjour, Phil, dis-je me tournant vers lui.
-Hello, Nessie, effectivement Renée t’attendait comme le messie ! Elle t’a préparé la chambre de Bella, par contre, tu devras partager ta salle de bains avec Tommy qui occupe la chambre d’amis, j’esp…
-Pas de soucis, vraiment ! le coupais-je.
Au moins, maintenant je savais que le programme n’avait pas changé…
-Tommy n’est pas encore là ? m’enquis-je.
-Si, depuis une semaine, il attend à la maison.

Sur le chemin, Renée me raconta les dernières nouvelles et me posa des milliers de questions sur Maman, sans toutefois me laisser le temps d’y répondre.
-Voilà ma puce, on te dépose et on te laisse t’installer, nous devons aller faire quelques courses, le frigo a été dévasté par Tommy.
Renée et Phil en étaient toujours à la phase « lune de miel » de leur relation, je savais qu’ils avaient besoin, plus que régulièrement d’intimité. Cela me convenait, dans la mesure où ça m’en laisserait également… avec Tommy. Si toutefois cette absence à l’aéroport ne signifiait pas un changement d’attitude à mon égard. Je rentrai donc mes valises, il ne vint pas m’aider. Il n’était ni au salon, ni au jardin, ni dans sa chambre. Parti se promener alors qu’il savait que j’arrivais ? L’indice semblait clair : je m’étais fait un film, ce baiser n’était pour lui rien d’autre qu’un baiser. C’est idiot mais les larmes me montèrent aux yeux. Je me résolus à aller dans ma chambre ranger mes affaires. Je passai la porte, avançai, soudain, je sentis qu’on m’agrippait les chevilles et je tombai sur le lit.

D’un bond, je me redressai, me dégageai de mon agresseur et l’envoyai vers le mur opposé. Il ne me fallut qu’une seconde pour reprendre mes esprits, c’était Tommy ! Tommy que j’avais fait valdinguer et que j’avais à moitié assommé sur la commode. La joie et le remord me submergèrent, je me jetai sur lui. Il semblait vivant.
-Jamais je ne craindrai que tu te fasses agresser ! (il parlait… définitivement je décidai qu’il était vivant !)
-Je suis désolée, je ne pensais vraiment pas que tu étais là.
-Où voulais-tu que je sois alors que ma chérie venait me rejoindre ?
D’un autre mouvement violent je me jetai sur lui, le plaquai sur la commode et entreprit de l’embrasser sans aucune convenance. Il me souleva alors aussi facilement que si j’avais été un ours en peluche et il me déposa sur le lit.
-Je pensais à la même chose que toi, s’excusa-t-il, mais d’une manière plus confortable…
Dans la douceur des plumes, je m’abandonnai à ses lèvres, à ses caresses, à ses mots doux, à son sourire, à sa douceur, à notre envie, à nos désirs. Je ne sais combien de temps dura notre étreinte, jusqu’au retour de nos hôtes en tout cas ! Pour la première fois de ma vie, mes sens me firent défaut (trop suscités par ailleurs sans doute) et ils nous surprirent enlacés.
-Nessie…, les mots semblaient manquer à Renée.
-Excuses-nous Renée, nous aurions dû t’en parler, intervint Tommy.
-Tu n’as pas de raison de t’excuser Tom, ni toi de rougir Nessie. Je suis juste…surprise !
-Je t’en prie, n’en parle pas à Edward et Bella, elle…
-Rassure-toi ce n’est pas dans mes intentions, Bella n’a que quelques années de plus que toi et tu ne fais rien de mal. A vrai dire, j’avais bien l’intention de vous faire vous apprécier tous les deux. Manifestement, je n’avais pas tort de le vouloir.




III.

Je passai alors le plus beau, le plus léger, le plus humainement doux, le plus insouciant des mois. Vivre comme les humains était si facile, Tommy et Renée m’initièrent aux plaisirs simples. L’un m’enrobant des joies du flirt adolescent, l’autre m’entourant d’un amour maternel insouciant. J’aime ma vie d’avant, mais ici le « vivons heureux, vivons cachés » n’a pas cure. Mon seul souci était les heures passées à embrasser mon amoureux. J’étais très populaire au lycée, les filles m’admiraient pour mon petit ami, les profs pour mes notes, les garçons… disons… pour mon sourire. La vie était un rêve, semblait idyllique. Oui ! J’ai dit « semblait ». Deux choses que je tentais d’ignorer clochaient cependant. Le coup de fil journalier de mes parents me déprimait quelque peu, ils me manquaient, c’est évident, mais quelque chose en plus de ma famille semblait me manquer également, quelque chose que je ne parvenais pas à définir. Par ailleurs, bien que j’aimais Tommy et que Tommy m’aimait, je percevais parfois chez lui une réticence. Indéfinissable.

Les choses se compliquèrent, mon mois de bonheur pris fin le jour où je reçu du courrier. Je reconnus immédiatement l’écriture sur l’enveloppe. Et je reconnus tout aussi immédiatement, au fond de moi, un sentiment pourtant si peu souvent éprouvé. La culpabilité. Je crus d’abord qu’il ne s’agissait que de cela (« que » est mal à propos, ce n’est jamais « que » de la culpabilité). Je pensai un instant ne pas l’ouvrir. Je ne pus m’y résoudre. Je décachetai l’enveloppe… précautionneusement,… lentement,… apeurée mais, bizarrement aussi, quelque peu soulagée. Je savais qu’il était malheureux, Maman me le disait, mon cœur me le disait mais… à ce point ?!

Je ne sais t’expliquer à quel point tu me manques, je ne sais l’expliquer, je ne sais même pas me l’expliquer. Tu n’es pas là et rien n’est là, tu ne m’aimes pas et donc je ne m’aime pas. Je suis ridicule sans toi, une abomination, je n’ai aucun sens, aucune vie.


La vie avant toi Nessie était

Je ne veux pas t’envahir mais je ne sais comment m’en empêcher. Chaque avion qui décolle et va vers toi sans moi me bouffe le cœur.

J’ai tellement peur de la vie sans toi, j’ai tellement peur que la vie soit à tout jamais sans toi, que jamais elle ne sois plus que ça. J’ai tellement peur, et cela me rend si misérable ! Je suis si misérable si tu n’es pas dans ma vie.

Je ne veux pas te culpabiliser je voudrais juste que tu saches.

Je me fais honte quand je vois ce à quoi je ressemble maintenant, comme je me laisse décrépir. Je comprends parfaitement que tu ne me trouves pas digne de toi… Je suis d’autant plus ridicule que je t’écris des choses pareilles.

Ne pas voir ton visage tous les jours… avoir l’impression de l’oublier… J’ai tant de mal ne serait-ce qu’à respirer quand je ne sais pas si tu vas bien.

Bien qu’il sache parfaitement ce qu’il en est, Sam me dit de t’oublier, d’ouvrir les yeux, de chercher un autre objet d’affection. Mais tu es la seule au monde, j’ai beau regarder… si tu n’es pas là je ne vois rien, si tu ne me dis pas « je t’aime » l’amour n’existe pas, si tu ne veux pas qu’elles te frôlent mes lèvres n’ont pas de sens, si ils ne peuvent caresser tes cheveux mes doigts dépérissent.

J’ai peur parfois que ce soit à cause de moi

Je suis ridicule, je voudrais tant savoir comment te faire m’aimer, quoi dire, qui être. Comment faire pour que tu penses à moi ? Comment faire pour que tu m’acceptes près de toi, comment faire pour que tu lises cette lettre ? Comment faire pour que tu ne me méprises pas ?

Je sais que je dois renoncer à toi. Seulement je ne sais pas comment. Je ne sais même pas comment l’envisager.

Parfois je me dis que comme de toute façon plus rien n’a de sens, comme plus rien n’existe pour moi, peut-être ferais-je mieux… Je suis non seulement un crétin mais un misérable aussi maintenant, je te menace de la pire des façons…

Comment faire ? Que te dire ? Comment te prouver ?

Je ferai tout, je serai tout. Tu es la chose, l’être le plus merveilleux sur terre. Je promets de t’aimer et de te chérir au-delà de mes moyens à tout jamais : je sais ce n’est rien par rapport à ce que tu pourrais exiger. Cela revient à quémander la pitié. Tu as raison de ne pas vouloir de moi, je suis misérable.

J’espère que tu es heureuse, j’espère que ta vie est belle. J’espère

Pourtant je nous imagine si heureux. Je t’ai toujours fait rire, je t’ai toujours protégée, cela ne pourrait-il pas suffire ?

Je t’en supplie reviens-moi.

Je t’en supplie pense à moi.

Je t’en supplie ne me prive plus de ton visage.

Nessie, je tu Nessie…pourquoi


Je t’aime.

Jake





IV.

Jake.

Un mois que je n’ai plus pensé à Jake. Si loin de lui, son amour est plus réconfortant qu’envahissant. Je regrette de le faire souffrir. Je regrette qu’il souffre.

J’en étais là de mes réflexions quand Tommy entra dans ma chambre. Il avait sur le visage une expression que je ne lui connaissais pas. De mauvaise humeur ? L’air déterminé, ça c’est sûr. Il me rejoignit sans rien dire et m’embrassa. Mon cœur s’enflamma immédiatement. Que j’aimais ça ! Rien au monde n’était plus agréable que les lèvres de ce garçon. Au bout d’un moment son baiser se fit différent, sa bouche était pressante, trop envahissante, ses gestes rapides. Pour la première fois, je voulais qu’il arrête, qu’il me laisse.
-Doucement ! rouspétai-je.
-Viens là, me dit-il en me prenant le poignet pour m’attirer à lui.
-Quel empressement ! Laisse-moi respirer ! plaisantai-je.
-Excuse-moi. J’ai envie de te sentir contre moi, c’est tout.
Ses yeux me désarmèrent, je me rapprochai de lui et l’embrassai à mon tour. De nouveau, son étreinte avait toute la douceur du monde. Il caressa mes cheveux, mon oreille, mon cou, ses doigts descendirent le long de mon dos, agrippèrent mes reins. Lorsqu’il atteint mes fesses cela ne me plut pas. Pourquoi ? Trouvai-je cette intimité trop précoce ? J’attrapai sa main et la replaçai plus haut.
-Je n’ai pas le droit de toucher ma copine ?
C’était la première fois qu’il employait ce ton.
-Ce n’est pas cela, mais là je ne sais pas, ça me dérange.
-Si tu m’aimais ça ne te dérangerait pas.
-Timmy, je t’en prie, tu ne vas pas me faire ce coup-là, c’est vieux comme le monde !
-Je t’aime moi et c’est pour ça que j’ai envie de toi. Tu évites toujours toute intimité, toute discussion.
-Depuis que je suis là, je n’ai fait que passer du temps seule avec toi ! Tu dérailles ou quoi ?
-Je veux te faire l’amour. Je veux te faire l’amour maintenant.
-Ca n’arrivera pas.
-Pourquoi ?
-Parce que je n’en ai pas envie et que ce que tu fais c’est du chantage.
-Je pense plutôt que tu ne m’aimes pas.
Avait-il raison ? Pourquoi je ne voulais pas après tout ? Son attitude aujourd’hui me donnait en tout cas une bonne raison de ne pas l’aimer. Avais-je peur du sexe ? Je ne crois pas, toutefois je ne me voyais pas avoir ce genre de rapports avec Tommy. Je ne pense pas lui faire suffisamment confiance pour être à l’aise nue face à lui. Je compris que je ne l’aimais pas, que je ne l’aimais pas comme ça. A ce moment, je pris une décision.
-Préviens Renée, je m’en vais, je l’appellerai quand je serai arrivée.
-Tu pars ! Sans prévenir, sans bagage ! Tout ça pour ne pas coucher avec moi ?
-Je n’ai besoin de rien qui soit ici. Au revoir, Tommy, au moins tu m’auras aidée à comprendre. Merci pour tout.
-Tu es ridicule.
-Au revoir, Tommy.




V.

Je pris le bus pour aller à l’aéroport, puis l’avion. Sans appeler. Sans prévenir qui que ce soit. Mon cellulaire était dans ma poche mais éteint. Je ne l’allumai qu’une fois l’avion posé. Dix-sept appels en absence. Tommy, Maman, Renée, Esmée. Mais ce n’était pas eux que je voulais rassurer. Pas eux que je voulais soulager. Je le ferai dès que je le pourrai. Le numéro que je voulais appeler n’était pas dans mon répertoire, je me surpris à le connaître par cœur.
-Nessie ? … Il n’est pas là.
-Où est-il ?
-Je ne sais pas mais il ne va pas bien.
-Je sais où le trouver.
-Tout le monde s’inquiète pour toi.
-Rassure-les. J’ai quelque chose à faire. Merci… Au revoir.

Il était là où je l’avais imaginé. Sur la plage. Assis sur le sable, adossé à un rondin. Il me tournait le dos. Lorsqu’il se retourna et que nos regards se croisèrent, je sus que je ne m’étais pas trompée. Je le sus avant de lire l’étonnement sur son visage, avant de le voir sourire. Il ne dit rien et me regarda, il semblait hésiter entre soulagement et inquiétude. Je ne disais rien non plus. Il ne bougeait pas. N’y tenant plus je m’approchai de lui, me mis sur la pointe des pieds, fermai les yeux et cherchai ses lèvres avec les miennes. Il me rendit mon baiser, tendrement, voluptueusement. Il m’enserra la taille et me souleva délicatement. La position était plus confortable. J’entourai sa taille de mes jambes. Ce baiser fut long, doux, tendre : parfait.

Soudain, je sentis quelque chose couler sur mon visage, de la pluie ? Puis je goûtai le sel, non des larmes ! Cet homme merveilleux pleurait du seul fait que je lui accordais mes lèvres. Je compris alors que je lui avais d’ores et déjà accordé non seulement mes lèvres mais aussi mon cœur, mon âme et mon corps. Comment avais-je pu retarder cela ? Mes larmes se joignirent aux siennes. Lorsqu’il s’en rendit compte, il me repoussa légèrement, ouvrit les yeux et me regarda, surpris.
-Pourquoi pleures-tu, Nessie ?
-Parce que je suis heureuse et parce que je suis idiote.
-Toi ? Idiote ! Ridicule !
-Je suis idiote de ne pas avoir compris que je t’aimais, de m’être enfouie loin de toi, d’avoir retardé ceci.
-« Que tu m’aimais » ?
-Je t’aime, Jake. Je te promets de ne plus jamais partir. Je jure de t’aimer toujours. -Je t’aime aussi, ma Nessie. Tu le sais, je t’adore. « Retardé » ? Quoi ? Ce baiser ? Tu aurais voulu me revenir plus tôt ?
-Non, pas ce baiser…
Je me remis à l’embrasser, plus passionnément, plus brusquement, plus profondément. Je passai ma main dans ses cheveux les agrippant.
-Nessie, une seconde ! Tu me rends fou ! Arrête une seconde !
-Non !
-Pourquoi non ? Pitié, je ne suis qu’un homme, humain de surcroît !
-Je ne veux pas que tu t’arrêtes.
-Mais…
-Prends-moi !
-Quoi !?
-Allonge-moi sur cette plage et aime-moi.
-Non…
-Si !
Je me balançai alors pour le faire tomber et me retrouvai sur lui, allongé sur le sable. Il sembla comprendre alors que je ne changerais pas d’avis et laissa son désir l’emporter sur sa conscience. Il m’embrassa avec plus d’empressement et nous fit rouler, se retrouva sur moi. Il enleva sa chemise, ôta mon t-shirt. Ensuite, mes sens ne m’informèrent plus de rien d’autre que du plaisir.


Epilogue


Je me réveillai aux premiers rayons du soleil, nos jambes entremêlées, nos cœurs, à quelques centimètres l’un de l’autre, se répondant. Jake me regardait, un demi sourire aux lèvres. Je dégustai alors les souvenirs qui revenaient à moi, me repassant le film à l’envers…
-Misère !
-Quoi ? Qu’est-ce qui ne va pas ?
-Maman ! Papa ! Renée ! Esmée !... Ils doivent tous être morts d’inquiétude ! Emmène-moi.
-OK.
-Vite !
-Heu… Nessie… tu te rends compte qu’à la minute où on va arriver chez toi, ton père…
-Plus on tarde, pire ce sera !

Dix minutes plus tard, Jake garait la voiture devant la maison et nous nous précipitâmes sous le porche. Papa (furieux évidemment) nous y attendait, Maman (affolée) suivait… elle me prit dans ses bras. Le reste de la famille observait la scène depuis le hall.
-Elle va bien, j’appelle Renée, entendis-je dire Esmée.
Papa n’y tint plus.
-Jacob ! hurla-t-il.
Il savait ce qui s’était passé cette nuit.
-Nessie ! reprit-il.
Ah ! Il a compris qui a eu l’idée.
-Jacob !! hurla-t-il plus fort encore si c’était possible.
Là, je sèche !
-Comment ! Comment oses-tu ? C’est une enfant !
-Edward, je t’en supplie, intervint mon amoureux, tu te doutais que cela arriverait.
-Elle est si jeune !
-Papa, intervins-je.
-Je sais que ce qui est fait est fait, Nessie, le problème c’est ce qu’il veut faire…
Je sèche de nouveau !
-Que se passe-t-il, Edward ? demanda Maman.
-Il se passe… que Jacob et ta fille… se sont… aimés cette nuit.
-Jake ! gronda Maman.
-Et il veut nous demander sa main, puis nous faire grands-parents le plus rapidement possible !
-Jake ! criai-je à mon tour.
-N’est-ce pas ce que tu veux ? me répondit-il.
Je réfléchis, imaginai, sus et souris.
-Oui, bien sûr puisque je t’aime… Un mariage… Aliiiiiice ! appelai-je.
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jg81
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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Lun 14 Sep 2009 - 22:35

Une petite dernière pour la route.

Surtout dites moi ce qui vous plait, ce qui vous plait pas, etc.

Et merci encore.



Black Hole
juillet 2009
par jg81
pour le concours de « fascination50 »





« Qu’as-tu fais de ton frère ? » (Genèse, V, 9)

« C’est ce qui sort de ta bouche qui te maintient en vie » (Bob Marley)



Comment en étions-nous arrivés là ?
Pourquoi celui que je considérais il y a peu comme un frère, comme un fils, était maintenant face à moi soutenant mon regard avec férocité. Pourquoi, depuis quatre jours, debouts parmi ces arbres, nous affrontions-nous ?




I.

Nous étions parvenus à rassembler un tel nombre d’alliés que les Volturi avaient abandonné le combat. Ils étaient repartis sans même se battre, nous laissant pratiquement intacts. Nous avions savouré notre victoire, j’avais savouré notre victoire, la vie s’annonçait devant nous, paisible et infinie. Enfin j’étais heureux, j’avais tout : Bella… enfin mienne, Nessie… inespérée, ma famille… toujours fidèle, Jacob… fils, frère, alter ego. Sans compter toute une communauté de vampires et de loup garous, proches ou lointains géographiquement mais une communauté d’amis sur qui compter.

Oui, cette victoire était vraiment délicieuse. Elle fut cependant de courte durée. Aveuglé par mon bonheur… tous, aveuglés par notre félicité ne nous étions pas rendus compte que le triomphe avait été trop facile, qu’il était illusoire : qu’il était impossible. Les Volturi n’avaient fait que nous endormir. Ils avaient patiemment attendu le départ de nos alliés. Il n’y avait plus que nous et les Quileutes à Forks le jour où ils ont frappé. Lorsque Alice comprit qu’Aro et les siens attaquaient la meute, il ne restait plus grand-chose à faire. Arrivés sur place, nous ne pûmes que déplorer la perte de tous les loups, tous ceux qui malgré leur nature étaient devenus nos amis. Seul Jacob était encore debout. Nous voyant arriver la garde des Volturi cessa le combat. Et Aro, solennel, déclara :

- Il nous était impossible de laisser la vie à cette meute, le secret de notre existence, notre secret (le vôtre aussi, dois-je vous le rappeler ?) est la chose la plus importante que nous ayons à protéger. Laissez-nous partir sans riposter et nous vous laisserons la vie sauve. Je sais, pour avoir lu l’esprit de chacun d’entre vous, que vous le ferez parce que cette chère Bella porte dans ses bras cette douce enfant que vous protégeriez au péril de votre vie, au péril de la vie de tous ceux que vous aimez. Car n’en doutez pas, malgré l’intérêt que j’ai pour elle, c’est cette petite fille que j’attaquerais en premier, d’elle dont je me délecterais du sang.

Abasourdis, pas un de nous ne bougea, ni moi, ni Bella, ni Jacob, ni Emmet, personne.

Nous sommes tous restés là à souffrir de notre incapacité à pleurer. Immobiles des heures durant, cela aurait pu durer des années sans doute si notre Nessie, celle pour laquelle nous ne nous étions pas jetés dans les bras de la mort, n’avait pas eu besoin de dormir, de manger, de vivre. Il nous fallait continuer, tous, du fait de l’enfant. Ce ne fut pas facile, rien ne fut comme avant. La perte de nos alliés lupins était insupportable, la peine indépassable. Jacob dépérissait, ne se laissant pas aller à la mort pour une unique raison, la même que nous partagions tous : Nessie. Notre amitié n’y survécu pas. Nos disputes étaient de plus en plus violentes, de moins en moins fraternelles. Je souffrais pour moi, je souffrais pour lui, je souffrais d’être responsable et je souffrais de ne pas l’être. Le thème principal de la dispute, l’autre raison de la survie de Jacob : la vengeance. Il voulait aller en Italie assouvir son désir de vendetta, plus certainement aller s’y tuer. Je ne supportais pas l’idée de perdre un ami de plus, l’idée de faire perdre à Bella son confident, à Nessie son âme sœur. Lorsque Jacob s’enfuit pour l’Italie, je le poursuivis et enjoignis aux autres de ne pas faire de même. Je le retrouvai dans la Forêt Noire allemande et c’est là que, face à face, depuis quatre jours le bras de fer avait commencé.



II.

- Tu ne peux pas faire ça Jacob, c’est stupide, tu vas te tuer.
- Quel intérêt ai-je encore à vivre, tous les miens morts, ma meute décimée, je suis orphelin de tous ceux que j’aime ?
- « De tous ceux que tu aimes » ? Que fais-tu de moi devenu ton frère malgré la haine ancestrale de nos clans ?
- Je t’ai détesté un temps infiniment plus long que je ne t’ai aimé Edward. Et cette amitié n’aurait jamais eu lieu d’être si il n’y avait eu Bella, c’est notre dépendance à elle qui nous a d’abord opposés encore plus, puis qui nous a réunis.
- Si je ne suis pas un impératif pour toi, soit. Sache que tu en es un pour moi. Mais Bella, celle pour qui nous nous sommes rapprochés, pense à elle. Ne souffrirait-elle pas de ta perte ? Et ne penses-tu pas qu’attaquer les Volturi la mettrait de nouveau en danger ?
- Tu me parles du danger possible encouru par ta femme, de la peine que je pourrais lui causer… Rappelle-toi que tous les miens sont morts, que toutes les familles Quileutes sont endeuillées, qu’il ne reste aucun guerrier pour les protéger. Ma tribu est détruite, je veux la venger, les tiens sont intacts et tu veux seulement la tranquillité. Je crie « vengeance », tu murmures « calme-toi ». Tu devrais m’aider dans ma lutte pour les miens comme j’ai lutté à tes côtés pour les tiens.
- Nessie ne fait-elle pas partie des tiens ? Si tu peux oublier ton amitié pour Bella ou pour moi, tu ne peux renier ton amour pour Nessie !
- Sans ma meute, sans les Quileutes, cette imprégnation ne signifie plus rien. C’est parce que j’ai voulu protéger Nessie et que j’ai poussé les miens à la protéger que les Italiens s’en sont pris à nous. Et c’est pour protéger Nessie encore que toi et les tiens ne voulez pas m’aider à la vengeance.
- Non Jacob, attends un instant et réfléchis. Nessie est ta chance et la chance des tiens : grâce à elle tu peux reconstruire une tribu. Ensemble vous êtes le symbole du possible amour, de la possible union des sang-froid et des loups.
- Je te le répète Edward elle n’est plus pour moi que le symbole du génocide des miens. Nous n’avons pas été vos alliés mais vos chiens de garde. Je ne m’abaisserai plus jamais à cela. Maintenant enlève-toi de mon passage. N’essaye pas de te mettre sur ma route où je te tuerai avant d’aller tuer Aro et son armée.
- Je ne te laisserai pas faire Jacob, je voulais t’empêcher d’y aller afin que tu ne te fasses pas tuer mais c’est ce que tu veux je crois. Tu es conscient qu’ils vont te tuer.
- Bien sûr qu’ils vont me tuer, bien sûr je le sais, bien sûr je le veux. Mon existence n’a plus de sens sans ma meute et je ne peux vivre sachant que leur mort est ma faute.

Nous tournions en rond, aucun de nous n’abandonnait, aucun de nous n’abandonnerait. J’avais perdu mon ami depuis longtemps maintenant, je le savais. Notre dispute était maintenant stérile, elle ne mènerait nulle part. Il était évident qu’il n’y aurait que des perdants à ce bras de fer. Mais je ne pouvais m’empêcher de le faire parler pour qu’il reste, pour que mon ami soit encore un peu auprès de moi, pour le perdre le plus tard possible.

Subitement les choses autour de moi se modifièrent, les arbres comme dans un rêve (ce que je n’avais pas expérimenté depuis presque un siècle) semblèrent se changer en autre chose, tourbillonnèrent. Pour la première fois depuis le premier jour de ma vie d’immortel, il me sembla que mes sens me trompaient, que je ne pouvais leur faire confiance. Subitement, elle apparut.


III.

Bella. Mon ange. Mon amour inattendu. Elle apparu et les choses étaient moins importantes. C’était comme si Jacob n’était plus là, comme si cette forêt était irréelle. Comme si je n’étais qu’un fou.

- Edward vient avec moi, il faut que nous rentrions.
- Je ne peux pas, je dois l’aider, je dois l’empêcher d’aller se faire tuer.
- Tu ne peux pas Edward. Tu dois revenir, l’important c’est Nessie, c’est notre famille, c’est moi Edward. As-tu oublié que nous nous aimions ?
- Je ne peux le laisser seul.
- Tu ne peux plus rien pour lui. Il est trop tard.
- Non il n’est pas trop tard. Il n’est jamais trop tard, tu m’as appris ça.
- Parfois, malheureusement, si, Edward, parfois il est trop tard.
- Il m’a appris qu’on peut toujours lutter pour ceux que l’ont a choisis. Et, bien que nous étions des ennemis héréditaires, nous nous sommes choisis parce que nous aimions les mêmes choses, parce que nous avions les mêmes valeurs.
- Je te le répète Edward et maintenant il faut que tu le comprennes : il est trop tard !
- Il n’est jamais trop tard. Tant que les Volturi n’auront pas tué Jacob, je me battrai pour l’empêcher de les défier.
- Rappelle-toi, Edward, Jacob est mort, ils l’ont tué. Il est mort à Forks, au milieu des siens. Et nous avons besoin de toi. Nous t’attendons tous. Il faut passer à autre chose. Il y a trop longtemps.

Là, soudainement, tout me revint en mémoire. Je me souvins le champ de bataille. Lui. Pâle. Couché. Inerte. La vie de Jacob s’était envolée ce jour lointain, et avec elle, ma raison.
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Rosy
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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Mer 16 Sep 2009 - 21:29

J'ai pas encor lut les deux derniére, mais J'ADOR les autres!!!!!!!!!!!!!!!
T'es TROP forte!!!!!
C'est TROP bien écrit!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Jeu 17 Sep 2009 - 11:32

Merci beaucoup. Ca me fait très plaisir que ça te plaise!!!
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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Ven 18 Sep 2009 - 16:44

J'adore ta façon d'écrire!
Mes préférées sont celles de Bree et de Nessie!
Excellent. Je me suis régalée.
Merci!
Le seul problème...c'est que je déteste lire sur l'ordinateur!!!
mdr!
A quand une publication pour toi aussi?

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jg81
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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Sam 19 Sep 2009 - 11:17

Merci! Merci Merci!

Je me suis particulièrement laissée délirer avec Bree. J'ai vraiment chercher à me mettre à la place de qqn de très différent de moi.

Quant à celle du point de vue de Nessie... disons que j'ai laissé mes hormones prendre la plume... C'est n'importe quoi mais je me suis éclatée! C'est le principal et le but!
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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Sam 19 Sep 2009 - 12:36

Génialissime !!
J'aime particulièrement celui de Bree.
Super, une future écrivain de talent !
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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Sam 19 Sep 2009 - 14:36

WAOU!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J'ADOR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
T'es vraiment trés forte!!!!!!
Bravo!!!!!!!

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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Sam 19 Sep 2009 - 15:58

Merci

Vous êtes hyper chou itou itou

Je sais plus où me mettre!
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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Sam 19 Sep 2009 - 19:13

Ba...
Devant ton ordi nan????
XD
Mais c'est vrai!!!
Tu écrit trop bien!!! Very Happy

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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Dim 27 Sep 2009 - 16:29

Une petite Fanfic de plus.

Elle se situe dans Tentation, après que Rosalie ait annoncé à Edward la mort de Bella.

Dédiée à Mélissa, pour me faire pardonner!

J'espère qu'elle te plaira!




Four kisses
par jg81
septembre 2009
pour le concours de « Bella-Forks »




When I kiss you, I can taste your soul.
(Carrie Latet)




Je regardai le téléphone dans ma main.

Le monde s’écroula. Je savais que jamais plus il n’aurait de sens. J’avais, un nombre incalculable de fois, envisagé cette situation. Je n’avais qu’à suivre le plan, il n’était pas nécessaire de réfléchir.

Mon cerveau turbina malgré tout…

Charlie…

Carlisle… Esmée.

Leur chagrin.

Emmet, Alice…

Bell… Bella. Bella, sa promesse, le mal que j’ai continué à lui faire de loin. Pour elle, je n’ai été qu’un monstre, dans tous les sens du terme.

Bella… je revois ses yeux. Ils doivent être fermés à tout jamais maintenant. J’entends son cœur, il ne battra plus. Comment ai-je pu la laisser seule avec ses maladresses et sa détermination ? Pourquoi n’y suis-je pas retourné plus tôt ? Comment ai-je pu me passer de ses lèvres ? Ses lèvres qui ne demandaient au monde que les miennes… Des lèvres qui avaient la chaleur humaine, la douceur de l’adolescence et la détermination de l’inconscience. Ses lèvres qui étaient miennes dès que je le voulais.

Ca suffit ! Il faut cesser de se rappeler, de réfléchir. Il faut s’en tenir au plan. Il faut aller mourir. Ne pas réfléchir à son âme et aller mourir.

Que dit le plan ? Première étape : l’aéroport.

Antônio-Carlos-Jobin. Aéroport international de Rio de Janeiro-Galeão.

J’étais parvenu, durant ma course vers l’aéroport, à concentrer mon attention uniquement sur la discrétion que je devais observer. Puis à trouver un guichet ombragé. J’étais maintenant assis dans le terminal, mon billet à la main. Deux heures à tuer. Deux heures vertigineuses, terrifiantes. Je focalisai d’abord mes pensées sur la possibilité de détourner un vol. Je décidai que j’avais, dans mon existence, fait suffisamment de mal : inutile d’effrayer, une fois de plus, les humains qui m’entourent. Je pensai alors aux Volturi, préparai le plaidoyer à leur livrer… j’organisai mes arguments… mais, insidieusement, mes pensées se tournèrent vers Bella, ses lèvres…
Je retrouvai les sensations de la première fois où nos lèvres se sont touchées…

J’ai les cheveux encore ébouriffés par ma course, je suis ivre de liberté… Je la regarde. Je lis l’amour dans ses yeux, beaucoup d’amour, beaucoup trop… et du désir. Ca me perturbe. Rien ne m’attire plus en elle, en cet instant, que ses lèvres. Je me figure à quel point ce serait stupide… mais j’ai envie de connaître la douceur de ses lèvres. Je connais son inconscience, je sais qu’elle ne se déroberait pas. Je lui ai demandé de me regarder, elle me regarde… d’une façon dont on ne m’avait jamais regardé. Cet amour et ce désir qui me sont adressés… c’est étourdissant, inattendu… spectaculaire pour moi. J’approche mon visage du sien, son rythme cardiaque, à son habitude, s’accélère. Cela m’attire encore plus. Je tente de lui faire comprendre l’idée que j’ai en tête. Je n’en peux plus. Je pose mes mains, le plus délicatement possible, autour de son visage. Elle arrête de respirer. Alors j’hésite, ai-je raison de faire cela ? Mon envie vaut-elle le risque de la mettre une nouvelle fois en danger ? J’ai été si fort jusque-là… si… je n’aurais qu’à m’écarter. C’est la confiance dans ses yeux qui me décide : elle désire mes lèvres également. En plus, je vois qu’elle me comprend. Elle comprend mon hésitation, mon appréhension. Mon Dieu ! Elle partage mon désir ! En quelques semaines, cette fille m’a jaugé, d’instinct, mieux que quiconque en un siècle. Je me décide. Je pose mes lèvres lentement, précautionneusement, mais aussi, avidement sur ses lèvres. Elles sont douces, parfaites, offertes au danger. Je les déguste, m’en sustente. Malheureusement, la douceur ne s’est épanouie qu’un court instant. Je sens qu’elle respire difficilement. Elle tente (ridiculement) de m’attirer plus à elle en poussant ma tête plus en avant vers la sienne. Deux sentiments puissants explosent en moi. La peur d’abord, le danger auquel elle nous expose. L’envie de son sang est, soudain, insoutenable. Il m’est indispensable de l’éloigner immédiatement. Le deuxième sentiment est plus inattendu et plus effrayant. Je me surprends à avoir envie d’elle, une envie physique qui va bien au-delà de ses lèvres. Cette envie est d’autant plus forte que c’est la première fois de mon existence que je la ressens. Et je la sens partagée.

Une envie que jamais je n’avais pu assouvir… Cesser de penser à Bella ! S’en tenir au plan. Que disait le plan ? En cas d’attente : se fixer sur un esprit quelconque et se noyer dans ses pensées. Quel est l’être, autour de moi, qui a les pensées les plus anodines ?
A ce moment là, providentiellement, une petite fille, une Barbie à la main, couru jusqu’à moi et me sourit.

- « Bonjour », me dit-elle.

- « Bonjour », lui répondis-je.

- « Je peux m’asseoir près de toi, monsieur ? » Elle tourna vers moi de grands yeux bleus (merci !) interrogatifs. Sa maman, plus loin, la couvait du regard d’un air confiant, je répondis donc :

- « Bien sûr, je n’attends personne ».

- « Merci, Monsieur ».

Puisque la providence m’aidait…

Elle s’appelait Marion. Son esprit était pur comme l’enfance. Elle était venue s’asseoir à mes côtés parce qu’elle n’avait pas pu emporter son Ken avec elle. Elle avait peur que sa poupée se sente seule. Elle estimait que j’étais, dans la pièce, celui qui le remplacerait au mieux. Nous nous étions trouvés ! Elle se demanda vaguement si son futur mari me ressemblerait, mais elle ne s’attarda pas sur le sujet.

Ses pensées étaient un rêve inespéré pour moi. Pourquoi ne m’étais-je pas attardé plus souvent aux pensées enfantines ?... En rester à ma distraction ! Se concentrer sur les pensées de cette enfant.

Le scénario du jeu d’aujourd’hui ? Barbie a décidé qu’elle voulait quatre enfants : un garçon, puis des jumelles, puis un autre garçon. Barbie et Ken viennent d’emménager dans une superbe maison rose, avec terrasse et jardin. Mais comment aménager les chambres ? Les jumelles ensemble évidemment, mais pour les garçons ? La différence d’âge entre les deux frères permet-elle de les faire partager la même chambre ? Cela ne paraît pas idéal. Comment faire ? Il n’y a que trois chambres ! Essayer de découper le carton du toit pour en faire une au grenier ? Maman ne serait certainement pas d’accord, la maison est toute neuve. Il faudrait plutôt demander à papa… peut-être qu’il accepterait de construire une petite cabane en bois que je pourrais mettre au fond du jardin de la maison, pour l’aîné, Tom… Oui, il serait certainement d’accord, je lui demanderai dans l’avion…

Son esprit enfantin m’occupa jusqu’à l’embarquement, puis durant tout le vol. Libéré de mon but, mon suicide, et de sa cause, celui de Bella, je passai des heures presque supportables. Bercé par des pensées puis par des rêves encore purs. Nous atterrîmes à Florence. De nuit, par chance. Je rejoignis donc Volterra en courant. J’essayai de me défouler et de me distraire, vainement. Je savais où me rendre dans la ville pour être trouvé par la garde, il me suffisait d’attendre. Toutefois, depuis la mort de Bella, les verbes « suffire » et « attendre » ne collaient pas dans une même phrase. L’heure qu’il me « suffit » d’attendre fut une torture. J’étais hagard lorsque Jane s’approcha de moi et me sourit. Après quelques minutes seulement d’attente, orphelin de toute pensée à lire, mon esprit s’était de nouveau égaré du côté de Bella. De sa peau, de sa chaleur, de la douceur de son haleine, de sa bouche… sa bouche, ses lèvres, ça devenait une obsession…

J’avais décidé de l’emmener voir Carlisle et ma famille. Il m’était devenu indispensable qu’elle connaisse les miens et que les miens la connaissent. Nous sommes sur le point de partir. Elle s’habille, anxieuse. Je l’entends descendre les escaliers mais, nerveuse et, à son habitude, maladroite… elle me bouscule, je la rattrape du bout des doigts pour l’empêcher de tomber. Puis je la regarde. C’est la première fois que je la vois si « femme ». Le désir, une nouvelle fois, se dresse en moi. Je n’ai ni le temps ni l’envie de le dompter. Je l’attire à moi, avidement, brusquement. Je ne peux m’empêcher de lui dire à qu’elle point elle est tentante. Elle prend cela comme un reproche, c’est surprenant mais ça m’excite encore plus. Je me ressaisi, me contente de poser mes lèvres sur son front. Je ne veux pas renouveler la scène de la veille… Elle semble troublée, légèrement désorientée. Je ne parviens plus à me raisonner. Je me risque à toucher ses lèvres avec les miennes. Le bonheur et la douceur, le désir et la tentation, le plaisir s’insinuent en moi… un instant seulement. Elle s’effondre. Manifestement, je lui fais autant d’effet qu’elle ne m’en fait. Ses réactions, comme toujours, sont extrêmes : agression ou perte de connaissance ! Je m’inquiète, il semble trop dangereux pour une humaine, émotionnellement, d’entretenir une relation avec un être tel que moi. Je l’hypnotise. C’est réciproque. Ce bleu qu’elle porte met son visage en valeur, son corps aussi. La tête me tourne. Comme j’aime ce petit bout de femme qui ne se soucie pas des dangers de plus en plus grands dans lesquels je l’emmène mais est terrorisée à l’idée de ne pas plaire à ma smala de monstres.


Bella… Ma famille… J’étais responsable de leur malheur à tous… j’étais un égoïste… cruel… qui répandait le malheur… il me fallait disparaître au plus vite et faire que cela cesse. Alors pour m’arracher à ma torture, la providence (encore elle), m’envoya Jane. Celle-ci me dit de la suivre. Je m’exécutai. Tout le monde obéissait à Jane. N’ayant que cela à me mettre sous la dent durant notre périple, je violai ses pensées. Comme à chaque fois qu’elle s’est retrouvée en ma présence, elle fit exactement l’inverse de ce qu’elle aurait voulu faire : elle pensa à tout ce qu’elle aurait voulu me cacher…

Jane revivait sa transformation en pensée. Ce n’était pas, comme pour la plupart des gardes, la crainte ou l’avidité qui la liait à Aro, mais la reconnaissance et une certaine forme d’amour. Elle n’aimait, sur terre, que deux personnes. Aro qu’elle considérait comme son père. Et son frère, Alec, seule âme sœur qu’elle n’aurait jamais, elle le savait. En dehors d’eux deux, le monde pouvait bien s’écrouler, elle s’en fichait. Elle détestait par-dessus tout les humains. Quelque part, vu son histoire, je la comprenais. La soif de sang humain était, chez elle, sinon excusable, du moins compréhensible. Je ne sais pourquoi, mais ses souvenirs humains étaient plus nets et vivaces que ceux de tout autre vampire dont il m’avait été donné de lire les pensées. Etait-ce dû à son jeune âge lors de sa transformation ? Aux souffrances qu’elle avait endurées lors des années qui ont suivi sa naissance ? Humaine, elle et son frère étaient persécutés, on les appelait déjà les « jumeaux diaboliques ». Leur seul crime humain originel était pourtant d’être étranges. Ils n’auraient pas utilisé toute leur ingéniosité à faire souffrir si on ne les avait pas fait souffrir en premier lieu. Jane, particulièrement, avait été maltraitée par tous les êtres humains, enfants ou adultes, qui se retrouvaient seuls avec elle. Jane et Alec étaient orphelins, lorsqu’ils étaient séparés, personne n’était là pour la défendre. C’est pourquoi, le jour où Aro délivra les deux enfants du bûcher auquel ils avaient été condamné, Jane développa un amour et une dévotion inconditionnels à leur sauveur. C’était la première fois qu’un autre que son frère la secourait. Jamais elle ne parvint à aimer après cela. Tout être se présentant dans sa vie était un agresseur potentiel qu’il fallait faire souffrir avant qu’il ne la fasse souffrir. Elle voyait l’effet que je produisais sur les autres, se demandait parfois ce qu’engendrerait en elle l’envie. Mais elle ne pouvait envisager l’abandon de soi que cela nécessiterait. Elle me détestait de toute son énergie et ne vivait, en ma présence, que pour le moment où son maître l’autoriserait à me faire souffrir. En ces circonstances, malgré ce que je savais de ses motivations, je ne pouvais que la détester en retour.

Nous avions traversé la ville, étions descendus sous terre. Nous arrivions dans l’antre des Volturi. Je m’étonnai qu’on ne me fasse pas attendre, je fus introduit immédiatement et me retrouvai face à ceux qui allaient déterminer la manière dont j’allais mourir. Je lus dans leurs pensées beaucoup d’intérêt, d’interrogations et d’avidité. Tout cela bien amoindri, comme toujours, chez Marcus qui se complaisait dans l’ennui et le souvenir de sa chère disparue. Je m’y étais préparé, c’est Aro qui vint vers moi. Sans une parole il s’approcha et me prit la main. Il me lut un moment qui me parut extrêmement long. Puis me lâcha la main.

- « Bien, Edward, je vais faire part de tout ce que j’ai vu et de ta requête à mes compagnons. » Il était fasciné par mon attachement à Bella, par mon désir et par ma résistance. Il était jaloux de mon amour. Jaloux de mon don, aussi. Il était très réticent à me voir disparaître avec celui-ci. Toutefois, il ne voulait pas arrêter son avis avant d’avoir pris connaissance de celui des siens. « Jane, emmène Edward dans le hall, laisse-le aux bons soins de Gianna et retourne à tes activités. »

- « Oui maître ».

Elle s’exécuta et me laissa donc dans le hall aux « bons soins de Gianna. »

Derrière un haut comptoir se tenait une humaine. Cela ne parvint pas à me distraire. Elle me sourit pourtant. Ses lèvres étaient peintes de rouge. Je n’avais vu Bella porter du rouge à lèvres qu’en une seule occasion. Et, même cette fois-là, ses lèvres n’étaient pas montrées ainsi, ostensiblement et vulgairement offertes. Non, le soir du bal, Bella portait une couleur rose, tendre qui rappelait la couleur de ses joues lorsque je l’approchais de trop près ou lorsque je lui disais un mot un peu trop admiratif. La plupart du temps les lèvres de Bella étaient nues, pures, attirantes par leur fraîcheur. Le charme de Bella tenait beaucoup à son naturel. Je pensai, soudainement, à la manière qu’elle avait de se mordre le bout des lèvres lorsqu’elle réfléchissait ou lorsqu’elle était nerveuse. Ce tic qui, à chaque fois, me rendait dingue et me poussait parfois à être imprudent.

Je l’avais emmenée dans la Jeep d’Emmet jusqu’à la lisière de notre terrain de jeux et tâchais de la convaincre qu’elle survivrait à une nouvelle balade sur mon dos. L’idée la terrorise. J’essaye de la détendre, de lui faire penser à autre chose en lui embrassant le cou. Je continue avec son menton… des petits baisers anodins. Pas suffisants… je passe au haut de son visage, je lui ferme les yeux en embrassant ses paupières. Elle défaille. Je continue doucement par ses joues, mon cheminement de baisers me conduit à ses lèvres. Elle rend les armes, s’abandonne totalement. Sa confiance en moi est enivrante, inattendue. Tout à fait exalté, je prends son visage dans mes mains avec moins de précautions qu’il ne faudrait. Je l’embrasse comme si je n’avais pas peur de la blesser. Je baisse quelque peu ma garde et m’abandonne au plaisir de ses lèvres, au plaisir de sa chaleur, je m’abandonne à mon désir et au sien. Elle devient ardente et tente, une nouvelle fois, de me souder à elle. L’excitation est insoutenable : je m’imagine un instant lui faire l’amour comme son baiser m’y appelle. Puis, un instant plus tard, j’imagine ce qui en découlerait : je vois mes crocs dans sa chair, je vois son visage blanc, débarrassé de son sang, je vois sa bouche fermée, ses lèvres à travers lesquelles plus jamais un souffle ne passera. Je me détache alors d’elle, brusquement. Je m’en veux d’avoir provoqué cette situation mais m’en prends à elle, par facilité. Depuis le début, c’est moi qui suis responsable de tout dans cette relation, c’est à moi à être fort, à moi à parvenir à gérer les choses.

J’ai toujours été responsable de tout. Je suis responsable de ce qui s’est passé, je suis responsable de la situation dans laquelle je me trouve maintenant. Je dois me dominer, arrêter de penser à Bella et m’en tenir au plan. Je dois me noyer dans les pensées d’autrui. Il n’y a qu’un être avec moi dans cette pièce en cet instant… Avant de m’attarder aux pensées de la réceptionniste, je me suis fait une opinion : il s’agit d’une humaine désirant stupidement devenir une vampire et qui pense y parvenir en léchant les bottes des Volturi. Elle devait me jauger comme on le fait avec du bétail, me comparant à un quelconque acteur de cinéma ou au joueur de foot avec lequel elle sortait quand elle était au lycée.

Je fus très surpris de ce que j’aperçus dans les pensées de Gianna. Comment Aro pouvait-il ne pas être au courant ? Comment était-il possible qu’il ne l’ait jamais touchée ? Ou peut être, au contraire, savait-il, peut-être comptait-il s’en servir d’une manière ou d’une autre… Cela m’échappait. C’était Caïus qui avait bu le sang et tué Adriana, la petite sœur de Gianna. Cela, cette dernière n’en était persuadée que depuis quelques mois. L’enfant était morte depuis cinq ans ; la police avait ramené à la famille son corps allégé de son sang. La grande soeur a passé plusieurs mois à pleurer celle qui la surnommait « Gigi ». Les larmes taries, un seul but hantait la jeune fille : la vengeance. Pour l’assouvir, il lui fallait d’abord savoir. A force de recherches, d’intelligence, de patience et de ténacité, Gigi comprit quelle était la nature de la « personne » qui avait mis fin aux jours de sa sœur. Par la suite, elle avait recherché et retrouvé les responsables. Enfin, elle était parvenue à les tromper et à se faire accepter parmi eux. Elle travaillait pour eux, mettant en place, petit à petit, depuis des années, un plan pour venger Adriana. Elle souriait, jouait l’idiote, l’hôtesse attentive et dévouée. Elle était arrivée à leur faire croire qu’elle voulait devenir l’un des leurs alors qu’elle les exécrait. Elle en savait beaucoup, étonnamment beaucoup. Sur certains points, elle en savait bien plus que moi. Son plan demandait encore bien des aboutissements et des efforts mais était intelligent et possiblement réalisable. Je me demandai un moment si je devais espérer qu’elle arrive à ses fins, je me surpris même à vouloir parler d’elle et de ses idées à Carlisle. Mais tout cela était, je le savais, impossible à combiner avec ce que je m’apprêtais à faire.

Je fus interrompu dans ma lecture : la porte qui menait à la pièce dont j’étais sorti s’ouvrit.

- « Je pense qu’ils vous attentent », me dit-elle. Son sourire, une nouvelle fois, fut professionnel et chaleureux. Ses pensées, quant à elles, étaient pleines d’injures, adressées à moi et à ceux que j’allais rejoindre. Des injures aussi violentes que méprisantes, parfaitement justifiées.
J’entrai dans la pièce et lus dans leurs esprits leur refus, je lus également ce qu’ils voulaient de moi.

- « Puisque vous ne voulez pas accéder à ma requête je m’en vais. Je n’ai, en outre, aucun désir de faire partie de votre garde, pardonnez-moi. »

- « Très bien, Edward, pars. Mais je t’en prie, réfléchis plus avant à cette proposition », me répondit Aro.

- « Je ne pense pas changer d’avis. Je vous remercie toutefois de m’avoir écouté et vous dis Adieu. »

- « J’espère que je vais me démentir, mais si c’est là ce que tu désires, Edward, Adieu. »

Je m’en retournai d’où je venais. Il fallait, encore une fois, que je m’empêche de réfléchir. Il fallait que je m’en tienne au plan. Les Volturi ont refusé soit, je m’y attendais, plan B maintenant. Je ne tuerai personne, je ne voulais pas décevoir Carlisle, et Gianna avait fini de me convaincre sur ce point. Je voulais être digne de Bella, elle avait sauté d’une falaise ? Je copierai sa théâtralité. Mon plan était arrêté. Je devais m’occuper jusqu’au le lendemain midi. Je m’installai au sous-sol d’un hôtel, me distrayant, avec plus ou moins de succès, des pensées des gens de passage. Une heure avant l’heure fatidique, je remontai à la surface, puis me protégeai du soleil en restant à l’abri des auvents autour de la place. Arrivé là où allait se jouer mon dernier acte, je me retrouvai, une fois encore, avec du temps à faire passer. J’observai les gens sur la place. Je m’attardai sur un homme qui semblait chercher quelque chose. Il avait l’air perdu, anxieux, incertain. Soudain, son visage s’éclaira. Il se précipita vers un autre homme de son âge qui semblait l’avoir aperçu aussi. Ils s’enlacèrent presque brutalement, leurs visages étaient soulagés, comblés, subitement… « entiers ».
Je me souvins d’une autre embrassade mais qui n’avait pas mené à cette béatitude que je voyais sur leurs visages.

J’avais, de nouveau, poussé Bella vers le danger, un danger encore plus grand cette fois-ci. James la traquait, j’avais lu dans ses pensées que cela ne finirait que par la fin d’une existence, celle de Bella ou celle de James. Je devais l’emmener loin d’elle, le pousser à me suivre sur une fausse piste et laisser Bella s’en aller avec Alice. Je suis terrorisé comme jamais. Je sais qu’il m’est désormais impossible de vivre sans Bella. Pour la première fois, j’envisage sa perte, pour la première fois j’envisage mon suicide, pour la première fois, j’envisage les Volturi sous cet angle… Nous sommes dans le salon de notre maison de Forks. Je ne peux me retenir et je me jette sur Bella. Je l’enlace comme si c’était la dernière fois. Oublieux du monde et des gens autour de nous, je l’embrasse avec toute l’intensité dont mon corps est capable sans la blesser. Pour ne pas la briser, mon étreinte ne dure qu’une seconde. Mais cette seconde signifie plus pour moi que les cent ans que j’ai vécu. Je fixe alors ses yeux et, à travers eux, son âme ; je lui dis Adieu. En faisant cela, je viens de faire face au vide, à ma mort. Je la lâche brusquement et m’enfouis, tant que j’en suis capable.

Je ne voyais plus de raison de ne pas penser à Bella maintenant que j’allais mourir. Je me débarrassai de ma chemise. Je fermai les yeux. La cloche retentit une première fois, je m’apprêtai à avancer. Je laissai les souvenirs de Bella m’envahir, ses yeux, son rire, ses rougeurs, sa chaleur, son désir, ses lèvres… Je me mis à espérer que Carlisle avait raison, que mon âme était toujours là et qu’elle s’apprêtait à rejoindre celle de Bella. Je pouvais me permettre d’espérer cela maintenant puisque j’allais mourir. Un coup encore, je m’avançai. Immédiatement, je crus entendre sa voix. Je souris, un pas encore… je sentis un léger choc, quelque chose qui me heurtais, je refermai mes bras sur l’objet et ouvris les yeux. La plus merveilleuse des visions m’apparut, Bella était dans mes bras, resplendissante au soleil. La mort était venue si vite je ne l’avais pas sentie. Carlisle avait raison… j’étais au paradis, Bella avec moi. Je me sentis entier, tel ce couple de tout à l’heure. Des vers de Shakespeare s’imposèrent soudain à moi. Etrangement, j’entendis une nouvelle fois le carillon…l’âme de Bella avait gardé son odeur dans l’au-delà ! Et… elle prétendait que nous n’étions pas morts. Je m’apprêtai à lui expliquer poliment ce qu’il en était quand je compris que ce n’était pas elle mais moi qui étais dans le faux. Je n’étais pas mort, elle ne l’était pas non plus… Je l’empoignai, la plaçai derrière moi et reculai dans la pénombre tâchant de la protéger de mon mieux.

Heureux.

Terrifié.

Obsédé, comme à mon habitude, par sa présence
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Rosy
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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   Dim 27 Sep 2009 - 18:36

OMG!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J'ADOR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! cheers
MERCI JUJU!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
<<♥️>>
En plus, elle m'est dédié!!!!!
C'est pas trop la classe sa???
XD
Je l'ador!! Merci beaucoup!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Very Happy Very Happy Very Happy

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MessageSujet: Re: Fanfics de jg81   

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